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Agenda des sorties : tous les films belges [14/12]

Quels sont les films à l’affiche? Ceux qu’on annonce? 

Si vous voulez vous éclater au ciné ou planifier vos prochaines sorties en solo, en amoureux, entre amis ou en famille, voilà d’angoissantes questions existentielles qui doivent être résolues sans délai.

Pour vous aider, Cinevox propose des articles mis à jour très régulièrement.

Bienvenue dans un espace d’information qui n’existe nulle part ailleurs.

 

[Édition du 14 décembre 2015]

 

 

 

 

 Une administration, des bureaux cloisonnés, des personnes assises en vis-à-vis. D’un côté de la table, des chômeurs. De l’autre, des contrôleurs. L’enjeu des entretiens : le maintien des allocations de chômage. La rigidité de la procédure s’oppose à la singularité des hommes et des femmes qui y sont soumis.

 Même si Bureau de chômage, signé par Charlotte Grégoire et Anne Schiltz ne vous permettra de vous évader, voilà sans aucun doute un des films à voir en cette fin d’année. Il interroge le sens du travail aujourd’hui, dans un monde où la précarité de l’emploi est menaçante, où l’insécurité des travailleurs et des chômeurs est grandissante et où le modèle d’État-Providence se réduit comme peau de chagrin.
Des questions essentielles pour lesquelles les réponses toutes faites qu’on croyait éternelles ne fonctionnent plus. Fin d’une époque. Bienvenue chez Kafka.

 

 

Aucun film belge francophone de fiction n’est à pointer en cette fin d’année, mais deux autres films flamands seront au rendez-vous

09/12/15 – MEGA MINDY VS. ROX – Matthias Temmermans – Studio 100 – KFD

16/12/15 – SAFETY FIRST – Tim Van Aelst** – TV Bastards – KFD

Juste après les fêtes, deux autres longs métrages prometteurs débouleront coup sur coup:

20/01/16 – BROER – Geoffrey Enthoven – Fobic – KFD

10/02/16 – ACHTER DE WOLKEN – Cecilia Verheyden – Eyeworks – KFD

 

Notez que du 26 au 30 décembre le Be Film Festival vous permettra de découvrir à Bruxelels (Bozar, Cinematek) quelques nouveautés programmées pour 2016 mais aussi de revoir les meilleurs courts et longs de l’année écoulée.

 

 

Avec Elle ne pleure pas, elle chante Philippe De Pierpont nous avait éblouis, révélant au passage sur grand écran une de nos plus emblématiques comédiennes actuelles, Erika Sainte.

Bien sûr Erika est une interprète épatante, mais Philippe de Pierpont est également un directeur d’acteurs hors pair. C’est à nouveau son atout n°1 pour Welcome Home, tout entier axé autour d’un jeune duo fort prometteur composé d’Arthur Buyssens (Le fils du blanc, Premiers pas, Solo Rex, pour les amateurs de courts) et Martin Nissen (Les géants)

Welcome Home est un récit d’initiation. C’est l’histoire de deux amis d’enfance : Lucas (un lycéen de 16 ans) et Bert (un apprenti mécanicien de 18 ans) qui fuient le bocal familial, un éteignoir. Lucas, encore immature, va trouver en Bert un « grand frère », un guide… qui le mènera au bord de la catastrophe.

Leur fugue va les conduire dans des maisons abandonnées par leurs locataires partis en vacances. Mais très vite, l’ennui refait surface et le sens de leur voyage leur échappe. Rentrer au bercail ? Continuer ? La logique de leur dérive les pousse à aller toujours plus loin. C’est la fuite en avant…

Au FIFF où il a vécu une belle première mondiale, le film a décroché une mention spéciale Coup de cœur du jury officiel. Il va maintenant tracer son sillon dans la jungle des  festivals internationaux. Chaudement recommandé par Cinevox !

A voir au Be Film Festival, fin décembre avant sa sortie le 13 janvier.

 

Premières images ICI, notre article à lire ICI

 

 

 

Inspiré du roman du même nom de Dimitri Verhulst, Problemski Hotel raconte le basculement de plusieurs vies.

Nés dans des régions en guerre ou en conflit armé, les personnages se retrouvent éjectés des rouages de leur quotidien et propulsés dans l’absurdité kafkaïenne du no man’s land des centres d’accueil.

Le film est signé par le documentariste Manu Riche, un ancien de Strip Tease qui s’est illustré ces dernières années avec des films comme Tempo of a Restless Soul (2009), Can a Man Change the City (2010), Snake Dance (2012))

Le film sera proposé en avant-première pendant le Be Film festival, le 30 décembre à 19h à Bozar

 

 

En compétition officielle au Festival de Toronto, présenté en première mondiale presque secrète au festival d’Angoulême,  titré au festival de San Sebastian, Les Chevaliers Blancs de Joachim Lafosse nous arrivera au tout début 2016.

Avec ce nouveau long métrage, le réalisateur se focalise sur les limites et les complexités de l’intervention humanitaire en Afrique. Dans les rôles principaux, on retrouvera Vincent Lindon (Welcome) en directeur d’ONG charismatique et Valérie Donzelli (La Guerre est déclarée) en journaliste qui l’accompagne dans une mission périlleuse.

À leurs côtés, on verra Louise Bourgoin (Je suis un soldat) et Reda Kateb (Le Monde nous appartient), mais aussi Stéphane Bissot, Raphaëlle Bruneau, Jean-Henri Compère, Philippe Rebbot, Yannick Renier, Tatiana Rojo, Catherine Salée et Luc Van Grunderbeeck.

Le pitch évoque celui d’une fameuse affaire qui a défrayé la chronique il y a quelques années.

Jacques Arnault, président de l’ONG Sud Secours, prépare une opération coup de poing : extraire 300 orphelins victimes de la guerre civile du Tchad pour les ramener auprès de parents français candidats à l’adoption. Françoise Dubois, une journaliste les accompagne pour couvrir médiatiquement la mission. Totalement immergés dans la réalité brutale d’un pays en guerre, Jacques et son équipe perdent leurs certitudes et sont confrontés aux limites et aux complexités de l’intervention humanitaire.

 

Lire ICI

 

 

Dans Le chant des hommes, une poignée d’individus venus du monde entier, des migrants sans-papiers décident d’utiliser l’arme du dernier recours : une grève de la faim.

Ils se nomment Moktar, Najat, Joseph, Gernaz, Duraid, Hayder, Kader, Esma… Ils ont fui la Syrie, l’Irak, l’Iran, le Congo, le Maroc, le Niger… Ensemble, ils décident d’occuper une église. Ils vont risquer leur vie pour des papiers. Le décompte des jours commence ; l’épreuve de force aussi. A l’intérieur, Kader a pris la tête du combat mais va et vient, secret. Esma organise la vie de cette communauté qu’elle porte à bras-le-corps. La fatigue monte, les tensions affleurent. Mais les liens se tissent et se renforcent. Entre trahisons et fraternités, le groupe va devoir se mettre à l’épreuve. Et faire face.

La situation renvoie évidemment à des situations vécues récemment chez nous. Et qui tendent à se multiplier.

Bénédicte Liénard  et Mary Jiménez, les deux réalisatrices, se connaissent d’autant mieux qu’elles ont déjà réalisé ensemble Sobre las brasas, un documentaire qui raconte la lutte de trois générations d’une même famille pour survivre grâce à la fabrication ancestrale du charbon de bois.

 

 

Mirage d’amour est le premier long métrage en tant que réalisateur du producteur Hubert Toint (Saga Film).

Son histoire nous entraîne en 1925 dans un village minier du Chili où la fille d’un coiffeur anarchiste tombe, pour la première fois, folle amoureuse d’un trompettiste. La nécessité de se battre contre la dictature les conduira à une fin tragique.
La fille du coiffeur est jouée par Marie Gillain qui a beaucoup apprécié cette expérience sud-américaine filmée par le regretté Carlo Varini (Le Grand Bleu).
Également à l’affiche Eduardo Paxeco, Jean-François Stévenin et le Belge Jan Hammenecker.

On l’attend depuis longtemps, mais cette romance tragique  sortira finalement en grandes pompes juste après les Magritte. Get it?

 

 

Les vacances, une île en Méditerranée. Trois errances, la fin de l’été, Déterminées, coûte que coûte, à ne plus le rester. La nostalgie d’un passé qui n’a jamais existé.
Il y a d’abord Annie, pensionnée qui a quitté la Belgique sans prévenir personne et est bien décidée à s’éclater au soleil. Seulement, le soleil est absent et l’amant qui l’a attirée dans son lit se transforme rapidement en un fantôme qu’elle traîne derrière elle comme un boulet.

Alfie est en vacances avec son père et sa belle-mère. Pour cette victime de la vie, cette escapade tourne vite au vinaigre. Solitude, ennui, mensonges aux proches restés au pays…, le tableau est triste. Quand il tombe sur deux touristes venus comme lui de la fière Albion il croit au miracle, mais le cauchemar ne fait que commencer pour lui aussi.

Le troisième personnage de Parasol n’a pas de prénom. Il est conducteur de train traînant des touristes le long de « terrains de tennis extraordinaires » et des « buissons typiques ». L’ennui total. Sa seule motivation du moment est sa fille qui passe quelques jours chez lui et de qui il aimerait s’occuper un peu plus.

 

Par petites touches impressionnistes souvent drôles et pathétiques, Parasol montre la face cachée d’un mensonge commercial à travers le regard de personnages qui se perdent à côté de leur vie même s’ils font semblant d’y croire encore. Et encore.

Si Parasol est clairement un film de fiction, agencé en trois histoires entremêlées qui ne se rejoignent pas, sa forme est quasi documentaire. Pas étonnant de la part de Valéry Rosier, un réalisateur qui nous a déjà donné Dimanches et Silence radio, et qui manie l’humour et les sentiments les plus contrastés avec une jouissive virtuosité.

 

 


Tourné en février et mars 2015, Les Premiers, les derniers est le nouveau long métrage de Bouli Lanners. Après Ultranova, Eldorado et les Géants, Bouli continue de tracer son sillon très personnel avec un projet original qui fait vraiment envie.

Comme le cinéaste nous l’avait expliqué quand nous l’avions rencontré sur les tournages de Tous les chats sont gris (ici ) et Je suis mort, mais j’ai des amis (ici), il s’agira d’un film sombre, dans un univers décalé aux allures post-apocalyptiques.

Dans une plaine infinie balayée par le vent, Cochise et Gilou, deux inséparables chasseurs de prime, sont à la recherche d’un téléphone volé au contenu sensible. Leur chemin va croiser celui d’Esther et Willy, un couple en cavale.

Et si c’était la fin du monde ? Dans cette petite ville perdue où tout le monde échoue, retrouveront-ils ce que la nature humaine a de meilleur ? Ce sont peut-être les derniers hommes, mais ils ne sont pas très différents des premiers.

Le réalisateur y tient un des deux rôles principaux avec son copain Albert Dupontel. Le reste du casting est fort alléchant puisqu’on retrouvera David Murgia, Suzanne Clément, Michael Lonsdale, Philippe Rebbot, Serge Riaboukine (avec qui il vient de jouer dans Je suis mort, mais j’ai des amis), Lionel Abelanski, Virgile Bramly et Max von Sydow.

 

En Belgique, O’Brother sortira le film en février. Participera-t-il à un grand festival d’ici là? Ce n’est pas impossible.

La bande-annonce (ICI) est magnifique.

 

 

 

Produit par Iota qui peut compter pour les prochains mois sur un line-up formidable, Keeper est le premier long métrage de Guillaume Senez, remarqué avec son court métrage UHT.

Tourné sous le titre d’Hors cadre, Keeper focalise son attention sur Maxime et Mélanie. Ils ont 15 ans. Ils s’aiment. Ensemble, ils explorent leur sexualité avec fougue et maladresse. Jusqu’au jour où Mélanie découvre qu’elle est enceinte. Maxime sur le point de débuter une carrière de footballeur dans un grand club accepte mal la nouvelle, puis se conforte dans l’idée de devenir père. Il convainc alors Mélanie de garder l’enfant…

Pour son casting, Guillaume Senez a choisi le Suisse Kacey Mottet Klein, la Française Galatea Belugi et un duo belge composé de Catherine Salée et Sam Louwyck. Sans oublier Laetitia Dosch.

Déjà primé à Locarno (Label Europa Cinema), Hambourg (Young Talent award), Varsovie (mention spéciale), Bienne (Prix du Jury Jeune) et Namur (Prix de la Critique), Keeper a reçu le prix du meilleur film lors du 33e Torino film festival

Premières images ICI, notre présentation ICI

 

 

Pour Felix van Groeningen, Belgica sera l’important successeur de The Broken Circle Breakdown et La Merditude des Choses.

Belgica suit les pas de deux frères, qui bien que tout les oppose, ouvrent ensemble un bar. Malgré le succès, leur fraternité se transforme malgré eux en rivalité..

Les deux protagonistes, proches, mais animés par une tenace rivalité, sont interprétés par Tom Vermeir et Stef Aerts (Adem). On retrouve aussi au générique Charlotte Vandermeersch , Boris Van Severen , Dominique Van Malder , Sam Louwyck ou encore Jean-Michel Balthazar.

Le scénario original est cosigné par le réalisateur et Arne Sierens qui ont déjà travaillé ensemble sur Dagen zonder lief.

Belgica sera sans doute le dernier film belge de Felix Van Groeningen pour quelques années puisqu’on a officiellement annoncé que le réalisateur belge avait signé avec la société de Brad Pitt aux Etats-Unis pour tourner son premier long américain (lire ICI)

la première mondiale du film aura d’ailleurs lieu aux USA, au festival de Sundance.

 

 

Produit par nWave Pictures, Robinson Crusoë est une très libre adaptation de l’histoire classique… racontée par son perroquet Mardi.

Réalisé en 3d par une équipe réunie à Bruxelles, ce nouveau long métrage de Ben Stassen et Vincent Kesteloot impressionne dès ses premières images. Il pourrait très bien devenir rapidement le plus gros succès de toute l’histoire du cinéma belge, un titre déjà détenu par N’Wave avec Le Voyage extraordinaire de Samy (plus de 10 millions de spectateurs à travers le monde) – Lire ICI

Le film sera diffusé à travers le monde en 2016, probablement pour les vacances de Pâques chez nous, juste après sa sortie… américaine.

Nous avons consacré une capsule Cinevox au film : ICI

Deux articles truffés d’interviews vidéo sont à regarder ICI et ICI

 

 

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