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Nawell Madani: « C’est tout pour moi! », l’envers du décor

Le 29 novembre prochain sortira C’est tout pour moi!, premier film de l’humoriste Nawell Madani. Premier film en tant que réalisatrice, scénariste, mais aussi premier grand rôle en tant que comédienne. Car finalement, Nawell Madani n’est pas une humoriste, mais bien un entertainer, dans la plus pure tradition anglo-saxonne.

Le parcours de Nawell Madani semble être l’incarnation de la maxime populaire: « Quand on veut, on peut ». Sur le papier, lu et relu. Dans la vraie vie, Nawell quitte Anderlecht à même pas 20 ans, file à Paris pour y devenir danseuse star, et déchante vite quand elle s’aperçoit qu’elle doit dormir dans sa voiture, et que le milieu de la danse n’attendait pas qu’elle. Qu’à cela ne tienne, elle s’accroche, et même s’impose dans un milieu extrêmement dur, non sans être passée par des étapes plus ou moins glorieuses, voire humiliantes.

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La danse, c’est bien, mais ce qu’elle veut Nawell en fait, c’est raconter des histoires. Là encore, qu’à cela ne tienne, elle monte sur scène, écrit un premier one woman show largement inspiré de sa vie, et fait un véritable carton, devenant rapidement un phénomène médiatique à base de Jamel Comedy Club, Grand Journal et million de likes sur Facebook. Mais… on lui propose de faire un film.

Et là vous la voyez venir, évidemment. Qu’à cela ne tienne, elle refuse d’adapter paresseusement son spectacle, et réinvente son destin en se créant un double romanesque, Lila, jeune femme volontaire au parcours parallèle à celui de Nawell. L’occasion pour la jeune artiste belge de transposer sur grand écran deux univers méconnus du cinéma francophone, les battles de danse, et le stand up. Et puisqu’on n’est jamais mieux servie que par soi-même, elle écrit le film, le réalise, avec la complicité de Ludovic Colbeau-Justin, et bien sûr, l’interprète. Elle dirige ses acteurs, pense les chorégraphies des scènes de danse, s’occupe du stylisme.

NawellChoregraphieFilm

La jeune femme semble défier les stéréotypes, dynamiter les expressions toutes faites. Elle « fonce tête baissée », mais raconte les obstacles, elle « n’a pas froid aux yeux », mais se confie sur ses blessures familiales, elle « rêve en technicolor », mais elle expose l’envers du décor. E le refuse d’être un modèle (« Je suis pas Michelle Obama! »), tout en étant consciente des barrières qu’elle abat une à une au fil de son destin: la première humoriste à additionner 20 millions de vues sur Instagram, première (femme) humoriste belge à faire Forêt National, les premières s’enchaînent.

Elle n’a pas peur de ses ambitions, ce qui lui permet toutes les audaces, comme réaliser un premier film sans jamais vraiment être passée par la case cinéma avant – même si on l’a aperçue dans Alibi.com. Pour ce faire, elle s’offre les services de son « gentil grincheux », François Berléand, rien que ça, et convoque l’énergie des films de danse et de musique qui ont bercé son enfance et sa jeunesse, de Billy Elliott à 8 Mile.

Bref, Nawell a fait un film, et il sort ce mercredi.

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