Festival Alimenterre: le programme belge

Demain 13 septembre débute la nouvelle édition du Festival Alimenterre, qui à travers le medium cinéma, nous interroge sur les enjeux fondamentaux de l’alimentation et de l’agriculture dans le monde.

Un moyen d’alerter sur les désordres, dérèglements et autres abus, mais aussi de mettre en lumière les initiatives porteuses d’espoir.

Cette année, le Festival Alimenterre collabore avec le BIFFF (oui, le Brussels International Fantastic Film Festival) pour plonger dans des récits de science-fiction et d’anticipation qui abordent ces thématiques, et nous permettent de réfléchir autrement. Au-delà de l’urgence du sujet bien sûr, un certain nombre de productions belges seront proposées au public à Bruxelles Ottignies, Mons, Charleroi, Namur, Liège et Verviers, sans compter quelques décentralisations! On vous en dit plus sur ces films…

ZUT – Zones Urgentes à Transformer de François de Saint Georges (En compétition)

Marie-Thérèse et Christian ont fait de leur commune une ZUT, une Zone Urgente à Transformer. Ils ne veulent plus de pesticides. Du tout. Tout de suite. Et à jamais. L’approche radicale de ces zutistes fait écho à d’autres soifs de changement aux quatre coins de la Belgique. D’un petit bout de rue Fernelmontois aux instances européennes, des agriculteurs, scientifiques, chercheurs, médecins, riverains se questionnent et s’activent. Ils mettent à jour les contours de notre système alimentaire, tellement dépendant des intrants chimiques.

La Restanza d’Alessandra Coppola (En compétition)

Castiglione d’Otranto, dans le Sud de l’Italie. Un groupe de trentenaires n’accepte plus que la solution aux problèmes économiques, écologiques et politiques du territoire soit toujours « Partir ! ». Ils proposent aux villageois qui possèdent des morceaux de terres en friche, souvent ressenties comme un fardeau, de les mettre en commun. Ils décident alors de rester, de lier leurs vies à la terre et d’investir sur une valeur : être ensemble. Castiglione devient le village de la restance. On y cultive les graines anciennes et la biodiversité locale, on décide ensemble, on développe une économie de proximité. En acceptant les ombres du passé, on redécouvre un autre potentiel du lieu.

White Cube de Renzo Martens (En compétition)

L’artiste néerlandais Renzo Martens entraîne les travailleur·ses des plantations de cacao de Lusanda, en République démocratique du Congo, dans un plan fou : réaliser des sculptures en argile ensuite numérisées en 3D, reproduites en chocolat et exposées à New York où elles sont vendues. Les dynamiques de la gentrification ainsi inversées, et grâce aux profits tirés de son art, une population précaire peut racheter les terres hier volées par le géant de l’agroforesterie Unilever.

Dremmwel de Pierre Vanneste (En compétition)

Là où la machine impose son rythme ; où mécaniquement, chaque jour l’homme extrait ce que jamais il ne sème. Dremmwel invite le public dans cet univers marin où ouvriers de la mer et pêcheurs témoignent de l’exploitation des espèces; de mers ridées par l’activité humaine, découpées par le sillon des embarcations et des filets qui les traversent. Alors qu’en Europe, ces derniers voient la mer se vider, mettant en danger leur activité, en Afrique de l’Ouest, cette même raréfaction de la ressource conduit de nombreux pêcheurs sur les voies de l’émigration.

Plus d’infos sur le programme et le festival ici.

 

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