« Amandine en vrai » Grand Prix National du BSFF

Le 25e Brussels Short Film Festival s’est achevé ce week-end avec l’annonce de son palmarès. Si le Jury International a décerné son Grand Prix au film français Cataracte de Faustine Crespy, Laetitia de Montalembert, le Grand Prix de la Compétition Nationale est quant à lui revenu au nouveau film de la réalisatrice belge Salomé Richard, Amandine en vrai. 

Mais de quoi parle Amandine en vrai? Salomé embarque Amandine et son équipe sur le tournage de son film. Salomé en découd avec son histoire. Vaille que vaille, elle tente de faire émerger quelque chose de juste, à la lisière de la fiction, sur la frontière entre ses fantasmes et ses fantômes. Ca c’est le pitch. Le film quant à lui nous entraîne sur un plateau, et nous permet d’approcher la psyché d’une cinéaste et de son interprète principale. Jusqu’où est-on prêt à pousser ses comédien·nes pour le bien du film? Doit-on leur « voler » des émotions? Comment diriger sans tyranniser? Comment écouter les autres tout en se faisant sa propre opinion?

Egalement comédienne, Salomé Richard, qui joue donc la réalisatrice de son film dans le film (dans le film) propose une traversée du miroir, de l’autre côté de la caméra, réfléchissant tout aussi bien à l’être artiste qu’à l’être une femme artiste, ce qui n’est encore aujourd’hui toujours pas tout à fait la même chose.

Deuxième bonne nouvelle pour le film? Il sera considéré en pré-sélection pour les Oscars® dans la catégorie du meilleur court métrage de fiction/d’animation.

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« Drame 71 » de Guillaume Lion

Le Jury de la Compétition Nationale a par ailleurs choisi de remettre le Prix de la Fédération Wallonie-Bruxelles à Drame 71 de Guillaume Lion, comédie musicale entêtante et fantasque, portée par Lenny Guit, comédien pour les autres, réalisateur pour lui (on lui doit récemment Fils de plouc, co-réalisé avec son frère, Harpo Guit), et qui était également à l’affiche avec son frère cette fois d’un autre court métrage, Marlone, de Tom Adjibi. Le film a également reçu le Prix de la Presse. Le Jury a également donné une Mention spéciale à Two to Tango de Dimitri Sterkens.

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« Le ski, la vraie nature », le vide »

Le Prix de la Meilleure actrice a quant à lui été remis à la jeune comédienne Clara Thomine, pour sa performance un peu lunaire et joliment décalée non pas dans un, mais dans deux films, Les Cloches de Charles Habib-Drouot, et Le Ski, la vraie nature, le vide, qu’elle a elle-même réalisé.

« Thierry Hellin et Aurélien Caeyman dans « Un père »

Le Prix du Meilleur acteur a été remis à Thierry Hellin pour Un père de Christophe Predari. Il aurait pu être remis ex-aequo à Aurélien Caeyman, qui joue son fils, mais le Jury a choisi de saluer également l’excellente prestation de Grégory Carnoli dans Ma gueule, film que le comédien co-réalise avec Thibaut Wohlfahrt, qui suit avec justesse l’épiphanie d’un homme qui le temps d’une nuit mouvementée, prend conscience de son privilège blanc, et des dynamiques racistes qui infusent nos sociétés. Notons que ce film a également reçu le Prix du Public, et le Prix Arte.

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« Ma gueule » de Grégory Carnoli et Thibault Wohlfahrt

On retiendra que le Prix Be TV a été attribué à Ka Me Kalu de Flonja Kodheli, le Prix La Trois-RTBF au film de Maïa Descamps Les Huîtres, et le Prix du Meilleur montage à Antje Mertens pour Nieuwkomers de Camille Ghekiere.

Enfin, on notera pour terminer les 4 films belges salués dans le cadre de la Compétition Next Generation: le Prix de la Fédération Wallonie-Bruxelles pour Dernier voyage au Laos de de Manon Saysouk, le Prix National du Public pour Gastarbeiders de Issam Bougrine, le Prix de l’Agence belge du Court métrage pour Zwerm de Cato Catteeuw et enfin la Mention spéciale du Jury pour Blue Bed de Lize Cuveele.

 

 

 

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