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Baloji, Thomas Gunzig et Adeline Dieudonné ou encore Micha Wald soutenus par le Centre du Cinéma

Une fois n’est pas (encore) coutume, les résultats de la 1ère session d’aide 2020 de la Commission de Sélection du Film de la Fédération Wallonie-Bruxelles viennent d’être annoncés quelques semaines seulement après la tenu de la commission, qui a été maintenue malgré la crise sanitaire. Les résultats mettent usuellement plus longtemps à être validés par la Ministre. Sur un total de 190 projets déposés, 56 d’entre-eux reçoivent une promesse d’aide à l’écriture, au développement ou à la production, pour un montant total de 3 290 000 euros.

Les longs métrages

20 films sont soutenus, dont 4 longs métrages d’initiative belge francophone reçoivent une aide à la production. Dans Augures (Anonymes Films), Baloji brossera le portrait de « sorciers » entre Bruxelles et Kinshasa, tandis que Berivan Binevsa contera dans La vierge à l’enfant (Playtime Films) la vengeance d’une jeune Yézidie sur l’homme qui l’a réduite en esclavage. Micha Wald, scénariste de Cavale de Virginie Gourmel, revient avec L’île de la demoiselle (Stenola Productions), un film d’époque se déroulant au Québec au XVIe siècle, tandis qu’Olivier Ringer (Pom le poulain) prépare Les Gentils (Ring Prod).

Parmi les 6 films d’initiative étrangère et flamande aidés figurent La ligne (Les Films du Fleuve) d’Ursula Meier (Ours d’Argent à Berlin pour L’Enfant d’en haut), Forteresse (Beluga Tree) de Jessica Woodworth (Lion d’Argent à Venise pour La Cinquième Saison coréalisé avec Peter Brosens), ou encore Dreambaby (Tarantula) , le premier long métrage du comédien flamand Jeroen Perceval.

Marta Bergman est soutenue pour le développement de L’enfant bélier (Frakas Productions), une fiction librement inspirée de la mort de la petite syrienne Mawda, tandis que 9 aides à l’écriture sont accordées cette session. Matthieu Donck passe du scénario de La Trêve à la comédie avec L’été des 40 ans, tandis que les auteurs Thomas Gunzig et Adeline Dieudonné collaborent pour Le ventre idéal (Beluga Tree). Après son Magritte du meilleur premier film pour Bitter Flowers, Olivier Meys écrit Réveille-moi, dont l’histoire se situe dans un centre pour demandeurs d’asile, et Claude Schmitz (Braquer Poitiers) prépare quant à lui Les détectives.

Les documentaires de création

13 documentaires sont aidés à la production. Dans L’empire du silence (Les Films de la passerelle), Thierry Michel part sur les traces du « Rapport Mapping » des Nations Unies, qui répertorie plus de 600 crimes de guerre et crimes contre l’humanité depuis 1996 au Congo. Avec Sale putte (Kwassa Films), les journalistes Myriam Leroy et Florence Hainaut reviennent sur leur histoire personnelle pour mener une enquête sur le cyber-harcèlement. Pascale Bourgaux enquête sur les milliers d’enfants Yézidis nés à la suite de viols et considérés comme les « bâtards de Daech », ne figurant ni dans les registres d’état civils ni sur les listes des camps de réfugiés, dans Irak, les bébés de la honte (Iota Production).

4 documentaires reçoivent une aide au développement. Parmi eux, Jorge León revient, après Mitra, avec Incandescences (Thank You & Goodnight) et Sergio Ghizzardi prépare Nenets vs Gaz (Domino Production), un documentaire d’investigation sur le combat d’une tribu nomade d’Arctique contre l’hyperpuissance énergétique russe.

Dans Enfant de divorce (Luna Blue Film), Thomas Damas s’intéresse à ces adolescents victimes de conflits familiaux. Le projet est aidé à l’écriture, tout comme Out of the picture (Thank You & Goodnight) d’Anne Smolar, qui porte son regard sur des femmes architectes et leurs réalisations. Au total, 6 aides à l’écriture sont octroyées.

Les courts métrages

Les grandes vacances, la nouvelle animation de Stéphane Aubier et Vincent Patar mettant en scène Cowboy et Indien, fait partie des 11 courts métrages soutenus à la production cette session. Le Canapé, co-réalisé par Baptiste Sornin et Karim Barras, reçoit une aide après réalisation.

Film Lab

Enfin, 2 films Lab sont aidés, dont Zeria de Harry Cleven (Mon Ange).

« Le secteur du cinéma et tous les métiers qui en dépendent, sont fortement affectés par la crise du coronavirus, a déclaré la Ministre Bénédicte Liénard, et les nécessaires mesures de confinement qui en découlent. Malgré ce contexte difficile, nous avons souhaité maintenir la première session de la Commission de sélection des films. C’est un signal positif que nous envoyons au secteur. Par ailleurs, nous espérons que des balises claires pour une reprise progressive des tournages et de la production de films et documentaires pourront bientôt être données par le Conseil National de Sécurité. Nous avons en tous cas fait des propositions en ce sens, en concertation avec le secteur ».

Tous les résultats sont disponibles ici.

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