Bouli Lanners
À poil. Ou presque…

Bouli Lanners est un homme attachant. Nous ne sommes pas les premiers à l’affirmer. Nous ne vous apprenons rien. N’empêche! Il est bon de répéter certaines vérités, car comme le chante Louis Chédid: on ne dit jamais assez aux gens qu’on aime qu’on les aime.

 

Plus aucun fidèle de Cinevox ne l’ignore, Bouli vient de nous offrir un des plus beaux films de ces dernières années: Les Géants, délicat mélange de poésie, de blagues parfois potaches, et d’émotion est un concentré de bonheur qui n’a pas pu être enfanté par un individu comme les autres. C’est pourquoi nous avions envie de vous faire découvrir en quelques minutes, quelques aspects de la personnalité de cet artiste humaniste. Et pour ajouter encore au plaisir, nous le laissons s’exprimer par le biais de la vidéo (à vous de cliquer sur tous les éléments soulignés pour entendre ses réponses à nos questions). Parce que sa voix, parce que ses mimiques, parce que son humour…

Parce que son parcours, aussi.

 

(Vous avez bien cliqué, là? OK. On s’est compris, on continue alors)

 

 

Peintre, puis acteur, Bouli Lanners (Bouli? Pourquoi Bouli? Pour le savoir, cliquez ici) a goûté à la réalisation de courts métrages dès le milieu des années 90. Soit environ cinq ans après avoir fait ses débuts à l’écran dans Toto Le héros d’un certain Jaco van Dormael dont on peut sans ambages le rapprocher pour son amour des gens et son goût du cadre.  Depuis Ultranova (2004) et plus encore Eldorado (2008), Bouli s’est également imposé comme un des réalisateurs majeurs dans notre pays.

 

Un homme qui fait des films avec un ton, un rythme, des trognes, un humour et une ambiance qui n’appartiennent qu’à lui. Contrairement à Eldorado, il n’apparaît pas dans Les Géants. Est-ce le signe avant-coureur d’un changement de direction? D’ailleurs Bouli préfère-t-il jouer ou diriger?  Et quand il joue, aime-t-il cumuler les tâches? Et tant qu’à poser des questions compliquées (que, vous le verrez, il se refuse parfois à trancher), nous lui avons aussi demandé s’il prenait plus de plaisir à faire rire ou à émouvoir. Ses réponses fusent, ICI

 

On ne devient pas quelqu’un par hasard. On a tous des modèles. Quels sont ceux de Bouli? Au cinéma, dans l’art en général, mais aussi dans la vie ?

Lance Armstrong, Nicolas Sarkozy, Soeur Emmanuelle?

Une seule de ces réponses est citée par Bouli.

 

 

Les Géants sera-t-il un succès populaire? Il est encore trop tôt pour le dire. Un triomphe est possible. Mais malgré le soutien total et entier des médias, l’adhésion massive des spectateurs n’est pas assurée. Cette incapacité des films d’ici à toucher le public régional attriste-t-elle Bouli? Si vous pensez que oui, cliquez ici, si vous êtes sûrs que non, essayez cette option-ci. Et vous verrez qu’en homme pragmatique, il a aussi, peut-être une idée intéressante pour résoudre la quadrature du cercle. Une idée à la Bouli, quoi…

 

S’il incarne aujourd’hui un pan complet de la Belgitude (on laissera la Belgattitude à Charlie Dupont et Jean-Luc Couchard), Bouli se sent-il pour autant appartenir à une mouvance belge, à un courant? Même s’il refuse parfois de trancher, Bouli nous surprend ICI par quelques affirmations qu’on n’attendait pas forcément. Mais qui sont frappées au coin du bon sens.

 

Comme vous le voyez, l’homme est à l’aune de son oeuvre. Et inversement, si vous n’avez pas encore découvert un de ses trois longs métrages, sachez que ses films sont une belle représentation de cet artiste modeste, drôle et sympathique, un individu hors norme; très belge, quoi qu’il en pense, quoi qu’il en dise.

 

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