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Bouli Lanners débute le tournage de « Troisièmes Noces » de David Lambert

Martin, un homosexuel veuf et fantasque d’une cinquantaine d’années, se voit proposer de contracter un mariage blanc avec une Congolaise de vingt ans, Tamara. Ces deux êtres que tout sépare vont devoir faire croire à leur amour auprès des autorités migratoires et à force de faire semblant, vont finir par s’aimer… à leur manière !​

 

 

 

Voilà l’alléchant synopsis de Troisièmes Noces, le troisième long métrage de David Lambert, à qui l’on doit les remarqués Hors les murs et Je suis à toi. Promesse d’autant plus alléchante que les deux protagonistes principaux laissent entrevoir une confrontation cinématographique comme on en rêve. Dans le rôle de Martin, on retrouve l’incontournable Bouli Lanners, dont on imagine sans peine que son inusable capital sympathie devrait susciter l’adhésion immédiate à son personnage. Face à lui, on découvrira la jeune Rachel Mwanza, découverte dans Rebelle de Kim Nguyen, où elle jouait une enfant-soldat, et qui lui valut un Prix d’interprétation à Berlin. Juste avant Rebelle, elle avait déjà participé au tournage de Kinshasa Kids, le film de Marc-Henri Wajnberg où une bande d’enfants kinois rejetés par leur famille car considérés comme des enfants sorciers montaient un groupe de rap. Autant dire que l’on a hâte de découvrir dans un nouveau registre l’étendue de son talent.

 

Alors leurs côtés, on retrouve un casting belge détonnant, dont la comédienne Virginie Hocq, plus habituée des planches ou du petit écran, et qui trouve là un beau rôle inattendu au cinéma, mais aussi les comédiens Jean-Luc Couchard, Jean-Benoît Ugeux ou Benjamin Ramon.

 

 

 

C’est donc le troisième long métrage de David Lambert en tant que réalisateur. Dans Hors les murs, il retraçait une histoire d’amour vouée à l’échec, celle de Paulo, un jeune pianiste, et d’Ilir, un bassiste d’origine albanaise. Du jour au lendemain, Paulo quitte sa fiancée pour s’installer chez Ilir. Mais le jour où ils se promettent de s’aimer pour la vie, Ilir quitte la ville et ne revient plus: il a été incarcéré. Leur amour ne survivra pas aux barreaux de la prison. Dans son deuxième film, Je suis à toi, il mettait en scène une nouvelle histoire d’amour impossible, celle du trio composé par Lucas, jeune prostitué argentin, qui accepte l’invitation d’Henry, boulanger belge, à le rejoindre en Belgique dans son petit village. C’est la rencontre entre misère économique et misère affective. Mais Lucas est attiré à son arrivée par la jeune vendeuse de la boulangerie, Audrey, devenue veuve récemment… David Lambert a également une carrière notable de scénariste, puisqu’il a notamment co-écrit Keeper de Guillaume Senez (Magritte du Meilleur Premier Film en février dernier), mais aussi Post Partum de Delphine Noëls, ou La Régate de Bernard Bellefroid.

 

Troisième Noces est une adaptation d’un roman à succès de l’écrivain flamand Tom Lanoye. Het derde huwelijk, publié en 2006, a été vendu à plus de 50.000 exemplaires. Tom Lanoye est d’ailleurs très prisé par le public francophone (il a notamment participé au festival littéraire créé à Namur par Benoît Poelvoorde, L’Intime Festival), mais aussi par le milieu du cinéma. On trouve ainsi à l’affiche cette semaine justement un autre film adapté de l’une de ses oeuvres, La Langue de Ma Mère d’Hilde Van Mieghem.

 

Photo des décors en cours de construction partagée par le producteur Jean-Yves Roubin (dans la fenêtre, le réalisateur David Lambert)

 

Le film est produit par la société liégeoise Frakas Productions, en haut de l’affiche en ce moment, puisqu’elle vient d’achever le tournage de Seule à mon mariage, le premier long métrage de Marta Bergman, et a coproduit le film choc Grave de Julia Ducournau, sorti cette semaine sous une pluie de louanges en France et en Belgique. Troisièmes Noces est coproduit par la société Bidibul au Luxembourg, qui hébergera d’ailleurs une bonne partie du tournage, toute celle en studio, ainsi que par la société canadienne Ema Films. Le film a reçu le soutien du Centre du Cinéma et de l’Audiovisuel de la Fédération Wallonie-Bruxelles, de Wallimage et du Film Fund Luxembourg. Le tournage se poursuivra tout au long du mois d’avril.

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