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« Bula », road-movie onirique

Bula, nouveau long métrage de Boris Baum (Une braise sur la neige) était dévoilé ce week-end en avant-première au Festival Black Nights de Tallinn dans la section Rebels With A Cause.

Marcelo est un être foncièrement bon, mais sa gentillesse confine à la naïveté. Jusqu’ici ses journées sont partagées entre ses recherches scientifiques, son groupe solo de Black Métal et sa mère. Un jour, deux évènements viennent bouleverser son quotidien: l’échec à son examen de fin d’étude et la mort mystérieuse de son père, célèbre anthropologue, au Brésil. Bien décidé à enquêter sur la disparition de son père, il s’engage en compagnie de son oncle, un faux chaman doublé d’un petit escroc, dans une aventure à l’autre bout du monde et va découvrir le véritable enjeu de sa mission.

Ne point trop en dire pour ne pas déflorer le voyage… Bula entraîne son héros et son extravagant compagnon jusqu’au Brésil, faisant escale dans la nuit brésilienne, où il est poursuivi par ses oiseaux. Puis Marcello et son oncle mettent le cap sur Hesperia une île sauvage en quête de l’héritage de son père, qui y a fondé une drôle de communauté. Ce savant fou y développait auprès de ses adeptes une sorte d’état de conscience altéré, avec pour objectif de « construire une échelle pour atteindre la folie… et en revenir ». 

Vers la folie, ou vers le monde des rêves, une réalité puissamment distordue, passée au filtre de puissants psychotropes cinématographiques, c’est peut-être bien là que le film veut nous entraîner. Pour une expérience alternative et défiant toutes prédictions.

Bula propose une sorte de déambulation onirique, road-movie psychédélique dont certain·es ne trouveront peut-être pas l’entrée, d’autres pas la sortie, mais qui ancre le goût du réalisateur pour une folie à la fois douce et sauvage, oscillant entre la performance baroque de l’oncle Antoine (Xavier Gallais), et celle lunaire du jeune Marcello (Mathieu Delaunay).

Bercé par une narration totalement fragmentée, rythmé par d’étranges interludes, le récit entraîne le spectateur dans un ailleurs inattendu, territoire de cinéma singulier et exigeant. Un ovni inclassable à l’étrange beauté formelle, peuplé d’une faune nocturne flamboyante, et de rencontres imprévues parmi lesquelles notamment la comédienne Stéphane Bissot qui déploie dans la première partie du film sa belle énergie dans le rôle de l’insaisissable mère de Marcello.

 

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