Dieu est parmi nous, il s’appelle Jaco

Jaco Van Dormael a de la suite dans les idées… même si parfois ses idées mettent du temps à se concrétiser. Lors de la conférence de présentation des tout premiers Magritte du cinéma, en 2010 donc, il nous avait expliqué en aparté qu’il prévoyait de tourner très vite une petite comédie fantastique.

 

 

 

Il s’agirait d’un exercice façon commando pour un film en noir et blanc avec une équipe réduite. Une manière très libre de revenir sereinement aux affaires après l’échec commercial de son chef d’œuvre, Mister Nobody. À ce moment, Jaco ignorait encore qu’il allait amasser quelques mois plus tard la bagatelle de six Magritte du cinéma, parmi lesquels les plus prestigieux: meilleur film, meilleur réalisateur, meilleure photo, etc.

 

 

Cette année-là, le phénomène Mr Nobody éclipsa des œuvres pourtant de tout premier plan comme Illégal, Élève Libre et Les Barons qui, heureusement, récoltèrent aussi quelques statuettes bien méritées.

 

 

Depuis ce triomphe, Jaco van Dormael n’a pas vraiment pris une pause-carrière, mais il a emprunté des chemins de traverse qui l’ont mené au succès international de Kiss&Cry, le spectacle qu’il a conçu avec sa compagne, la chorégraphe Michèle Anne De Mey et quelques complices comme Thomas Gunzig sur des musiques de Haendel, Ligeti, Gorecki, Vivaldi, Gershwin ou John Cage (voir la bande-annonce ici)

 

À l’époque, Jaco nous avait dit que son prochain film s’appellerait Dieu existe, il habite à Bruxelles. Le titre a changé, mais le projet qu’il a récemment annoncé pour un tournage au début de l’été prochain sera bien celui qu’il avait déjà en tête il y a trois ans et demi.

 

Le Tout Nouveau Testament (nouveau titre provisoirement officiel) sera produit par Climax Films.

Au départ, Daniel Auteuil  devait jouer le rôle principal de cette comédie fantastique, soit… Dieu le Père, en chair et en os. Il serait finalement remplacé par Benoit Poelvoorde. Vous admettrez que c’est le genre de personnage qui ne se refuse pas. Même si le Tout Puissant est ici aux prises avec sa propre fille. Et qu’il n’a pas toujours été très sympa avec elle…

 

 

Tourné en décors et en lumières naturelles, le film semble bien avoir pourtant le profil d’une œuvre cannoise. On se rappellera non sans une certaine nostalgie que la première collaboration entre Jaco et Daniel Auteuil, Le fameux Huitième Jour,  avait valu à l’acteur et à son comparse Pascal Duquenne un double prix d’interprétation en 1996. Tous les atouts sont ici réunis, référence biblique comprise.

Un premier  prétendant pour la cuvée 2015 du festival?

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