Fanny Estève et Benoît Piret ont (aussi) « Des choses en commun » pour Ann Sirot et Raphaël Balboni

Le programme de courts métrages La Belge Collection a pour objectif de mettre en valeur comédiens et comédiennes belges, à travers le regard d’une poignée de cinéastes qui misent tout sur leur talent et leur créativité. Au générique de Des choses en commun de Raphaël Balboni et Ann Sirot, on retrouve Fanny Estève et Benoît Piret. 

A bord des véhicules Cambio (voitures partagées de la ville de Bruxelles), des vies s’entremêlent. En route pour un magasin de meubles, vers la forêt pour un footing, ou patientant à la station en attendant le retour d’une voiture, conductrices et passagers revisitent et réinventent leurs liens amoureux.

Des histoires d’amour, de désir et de voiture… Avec le goût de l’absurde et de la poésie qu’on leur connaît, Raphaël Balboni & Ann Sirot (Lucha Libre, Avec Thelma) servent sur un plateau leur art du dialogue et de la situation à des comédien·nes qui se délectent de ces scénettes aussi touchantes qu’inattendues. Les règles du jeu de l’amour et du hasard s’en trouveront toutes chamboulées.

6 questions à Fanny Estève et Benoît Piret

Pouvez-vous nous parler de votre personnage en quelques mots?

Fanny Estève: Fanny est en couple avec Benoît depuis plusieurs années et elle aimerait ré-inventer son couple en ayant la possibilité d’avoir des expériences avec d’autres partenaires de temps en temps.

Benoît Piret: Oui, je pense qu’il est assez étourdi, maladroit, gentil – drôle malgré lui.

Quel a été le plus grand défi que vous avez dû affronter pour l’incarner?

Fanny Estève: Je n’ai pas eu de défi particulier à affronter. Le travail en amont avec Ann et Raphaël sur les personnages (qui naissent d’improvisations avec pour base une trame de scénario) nous permet de les explorer sans crainte et de pouvoir proposer et rechercher ensemble.

Benoît Piret: Nous avons essayé, avec ma partenaire Fanny Estève, d’avoir l’air d’un couple, d’être naturel en tant que couple.

Le casting au (presque) complet, avec la marraine de La Belge Collection, Emilie Dequenne, et les deux cinéastes.

Qu’est-ce qui vous a le plus marqué dans cette expérience?

Fanny Estève: Le travail en amont qui permet vraiment de se libérer, de continuer à proposer et surtout de s’amuser.

Benoît Piret: De découvrir l’univers d’Ann Sirot et Raphaël Balboni, ainsi que leur manière de travailler, des répétitions au tournage.  Ce fut un plaisir.

Pouvez-vous vous présenter en quelques mots, d’où vous venez, votre parcours?

Fanny Estève: Je vis à Bruxelles,  j’ai étudié à l’INSAS et travaille entre la Belgique et la France

Benoît Piret: Oui, je suis un praticien de théâtre, comédien et également auteur/metteur en scène.  Entre autres projets ça fait une dizaine d’année que je travaille avec le Raoul collectif.  Au cinéma avant celui-ci j’ai participé à deux courts métrages, un de Joachin Breton, et l’autre, dans un rôle plus important, d’Elisabet Llado, qui s’appelait Le Conseiller.

D’où vient votre vocation de comédien·ne, quand (et comment) s’est fait le déclic? 

Fanny Estève: En découvrant Marie Trintignant au cinéma

Benoît Piret: Il n’y pas eu de déclic en ce qui me concerne.

Que représente pour vous cette opportunité offerte par « La Belge Collection »?

Fanny Estève: Je dirais que c’est avant tout l’occasion de rencontrer des personnes qui participent au rayonnement du cinéma belge

Benoît Piret: Aucune idée!

 

Retrouvez l’interview d’Ann Sirot et Raphaël Balboni ici

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