Je me tue à vous le dire : la singularité belge triomphe en Californie

Nous étions les tout premiers à vous l’annoncer dès dimanche matin sur notre page Facebook, encore bercés par les effluves de champagne que nous avions sabré en apprenant la nouvelle : lors de la 27e cérémonie de remise des prix du Palm Springs International Film Festival (Californie), Je me tue à le dire, de Xavier Seron a reçu le prix du meilleur premier film, une récompense d’une valeur de 60.000 dollars (en prêt de matériel par Panavision).

 

Présenté en Première américaine, Je me tue à le dire concourait dans ce prestigieux festival parmi douze films dans la section New Voices/New visions consacrée aux premières œuvres.

 

 

Le jury, composé des distributeurs américains Gary Rubin (Cohen Media), Dan Berger (Oscilloscope) et Ryan Kampe (Visit Films/Monument Releasing) a salué : cette comédie noire belge pour son humour et son approche unique et inattendue de la narration qui repousse la forme et la structure au sein d’une histoire qui suit des thèmes communs à de nombreux films.

 

 

Présenté en Première mondiale au FIFF namurois en octobre, Je me tue à le dire y avait remporté le Prix Cinevox attribué par un jury de quatre cinéphiles amateurs particulièrement clairvoyants, dirait-on. Un choix indépendant donc de la rédaction de Cinevox qui avait néanmoins encensé le film dès le lendemain de la projection. Cet article (lire ICI) fut d’ailleurs le plus lu de tous ceux consacrés à un long métrage belge pour l’année 2015, preuve que la singularité de cette comédie noire (et blanc) a immédiatement attisé les curiosités.
Je me tue à le dire sortira en Belgique en avril : grâce au Prix Cinevox, il bénéficiera d’une semaine de promotion dans les salles belges francophones où sa bande-annonce sera diffusée en boucle. Il est vendu à l’international par Stray Dogs.

 

 

Je me tue à le dire raconte l’histoire de Michel (incroyable Jean-Jacques Rausin), trentenaire. Il a décidé d’arrêter de fumer. Pourtant ça ne l’empêchera pas de mourir. Il le sait. C’est inéluctable. Tout ça, c’est de la faute de sa mère (Myriam Boyer). En lui donnant la vie, elle lui a donné la mort. Depuis qu’il a mis en vente la demeure familiale et de placer sa mère en maison de retraite, Michel commence à perdre des plaques de cheveux, une grosseur inquiétante est apparue à sa poitrine. Symptômes qui ne sont pas sans rappeler le cancer de sa mère. Désormais, Michel en est certain. Il est foutu. Et c’est précisément le moment qu’Aurélie (Fanny Touron) choisit pour le quitter, emportant avec elle la moitié du mobilier. Aurélie ne le supporte plus. À vrai dire, elle en était presque venue à souhaiter sa mort.

 

 

Je me tue à le dire est produit par Novak Prod et Tobina Films avec le soutien du Centre du Cinéma et de l’Audiovisuel de la Fédération Wallonie Bruxelles, le Tax shelter belge, le CNC et la Région Bretagne.

 

Le Palm Springs international Film festival est un des plus prestigieux des États-Unis. Il accueille chaque année plus de 136.000 spectateurs et présente plus de 180 films de 70 pays différents. Situé début janvier, le festival occupe une place stratégique dans la course aux Oscars et présente la plus grande sélection de films étrangers en lice pour l’Oscar du meilleur film en langue étrangère. Il est l’un des plus suivis par les médias spécialisés.

 

Pour voir la bande-annonce, c’est ICI

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