Jérémie Renier, à l’affiche de « Novembre »

C’est ce mercredi qu’est sorti Novembre, le nouveau film de Cédric Jimenez, une plongée au coeur de l’Anti-terrorisme durant les 5 jours qui ont suivi les attaques du 13 novembre à Paris en 2015.

Dans une atmosphère toujours plus anxiogène, on suit les multiples enquêtes qui se multiplient et se complètent, les doutes, les hésitations, les erreurs, et surtout, l’incroyable dévouement des femmes et des hommes qui ont oeuvré souvent à tâtons, parfois en suivant des intuitions pour déterminer l’identité des assaillants, et stopper la cavale d’une poignée d’entre eux.

A tous les niveaux, de l’anti-terrorisme, de la police, de l’armée, du politique aussi, les stratégies s’échafaudent, certaines pistes font long feu, d’autres ouvrent la voie. Mais surtout, ce sont autant d’individus, avec leur détermination, leur stress, leurs affects, leurs failles et leur courage qui s’emploient à vérifier tous les indices, à conforter toutes les preuves, à épuiser la moindre piste.

C’est un film choral forcément, et même s’il y a une hiérarchie, des ordres et des missions, chacun·e a sa place dans la résolution de l’énigme. Jérémie Renier est Marco. C’est lui que l’on retrouve, perdu dans un océan de téléphones qui se mettent à sonner simultanément alors que les premières fusillades ont lieu sur les terrasses. Il est l’un des héros de l’enquête, au même titre que ses supérieur·es, incarné·es par Jean Dujardin ou Sandrine Kiberlain, ou que ses collègues incarné·es par Anaïs Demoustier ou Sofian Khammes.

En auscultant le fonctionnement dans l’urgence du groupe Anti-terroriste, Novembre livre un document haletant sur l’histoire contemporaine française, à l’heur où la justice se penche sur les attentats qui ont endeuillé la France et la Belgique au mi-temps des années 2010.

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