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« Le Bonheur des uns »: le succès est-il soluble dans l’amitié?

Le Bonheur des uns de Daniel Cohen suit l’évolution d’un groupe d’amis confronté à la réussite inattendue de l’une d’entre eux. Le succès est-il soluble dans l’amitié? C’est quoi finalement, réussir sa vie? A-t-on forcément un·e artiste qui sommeille en nous? Autant de questions existentielles posées avec légèreté par un casting de haute volée (dont François Damiens) qui s’amuse de cette crise de la quarantaine et demie.

Léa, Marc, Karine et Francis sont deux couples d’amis de longue date. Le mari macho, la copine un peu grande-gueule, chacun occupe sa place dans le groupe. Mais, l’harmonie vole en éclat le jour où Léa, la plus discrète d’entre eux, leur apprend qu’elle écrit un roman, qui devient un best-seller. Loin de se réjouir, petites jalousies et grandes vacheries commencent à fuser. Humain, trop humain ! C’est face au succès que l’on reconnait ses vrais amis… Le bonheur des uns ferait-il donc le malheur des autres ?

L’amie qui introduit le loup dans la bergerie, ou plutôt son 1er livre dans la liste des best-sellers, c’est Bérénice Bejo, la « mentalist des fringues », vendeuse de jour, écrivaine de nuit. Lea, c’est la bonne copine, celle qui écoute, mais qui ne n’entend pas trop. Dire que ni sa meilleure pote, ni même son mari ne la prennent au sérieux est un doux euphémisme. Jusqu’au jour où elle les surprend en annonçant qu’elle va écrire un livre… Ses velléités artistiques auxquelles la troupe ne croit pas trop vont susciter de drôles de réactions, entre jalousie et désir de créer.

Le couple formé par Karine (Florence Foresti) et Francis (François Damiens) voit ses rêves de jeunesse soudain réactualisés par l’audace et le succès de Léa. Parce que finalement, les vrais artistes, c’est peut-être eux. Karine a toujours su qu’elle était faite pour écrire, elle n’avait juste jamais saisi l’opportunité. Quant à Francis, il a forcément un talent, reste à savoir lequel. Et ce n’est vraisemblablement pas la musique. Son incursion dans le domaine de l’électro engagée laissera quelques traces dans la fragile psyché de ses enfants.

Les deux comédiens semblent se délecter de cette succession de scénettes où brille leur art subtil de la mauvaise foi, et du talent improbable. La mécanique théâtrale à l’oeuvre (le film était à l’origine une pièce de théâtre) offre au public une série d’instantanés de la vie de couple, des jolis hauts et surtout des nombreux bas, petit théâtre de la cruauté humaine, mais aussi de la capacité à se réinventer.

Le film est sorti ce mercredi 9 septembre dans les salles belges.

 

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