Le Droopy du cinéma belge nous a quittés

Il y a des acteurs qui ont « des gueules » de cinéma. Dans le cas de Jean-Marie Barbier, l’expression est d’autant plus indiquée qu’il doit sa réputation à un film où, omniprésent à l’écran, il ne pipait quasi pas un mot.

 

Dans Cow-boy de Benoit Mariage, il incarnait l’ingénieur du son qui suivait Benoit Poelvoorde et François Damiens tout le long du film, haussant les épaules ou multipliant les mimiques fatalistes.

 

Droopy moustachu, drôle sans forcer le trait, Jean-Marie barbier marquait les esprits au point de susciter l’envie d’autres réalisateurs de l’utiliser, fut-ce brièvement, avec l’assurance d’égayer une scène soudain pittoresque.

 

 

 

Tout récemment, dans Bienvenue à Marly Gomont, il s’offrait une courte séquence fort amusante dans le rôle d’un conducteur de scooter sollicité par Aïssa Maïga pour lui permettre de se déplacer à travers la campagne. Il apparaissait aussi dans une autre scène, dans son registre de prédilection, muet et désopilant (photo ci-dessus).
Entre temps, on l’a revu dans quelques courts métrages, dans Melting Pot Café, dans les Rayures du Zèbre ou Torpedo, par exemple. Dans Jacques a vu et dans La Trêve aussi.

 

 Jean-Marie Barbier avec Laurent d’Elia à l’avant-première carolo des Rayures du Zèbre (Photo Cinevox/AP)

 

 

Jean-Marie Barbier nous a hélas quittés en ce milieu du mois de juillet torride. Il laissera une place vide dans notre cinéma. L’équipe de Cinevox tient ici à présenter ses condoléances à ses proches, à ses collègues, à ses amis et à sa famille.

 

 

 

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