Le riche programme belge du Millenium

Millenium, le Festival du documentaire débute ce soir, avec au programme une riche programmation belge.

Millenium commence ce soir, jusqu’au 13 mai prochain à Bruxelles. L’occasion de faire le tour du monde à travers une sélection documentaire riche et foisonnante, qui fait la part belle aux auteur·ices belges.

Cela passe tout d’abord par une Compétition réservée aux films belges, au sein de laquelle on retrouvera:

  • En attendant le déluge de Chris Pellerin

6 ans d’exil, 948 dialyses, 2000 piqûres, Meruzhan, comme ses compagnons de route, attend une greffe, un droit de séjour. Entre récit mythique et absurdité bureaucratique, de la mort, ils en rient.

  • Eclaireuses de Lydie Wisshaupt-Claudel

Marie et Juliette ont quitté l’enseignement classique pour ouvrir au cœur de Bruxelles une école où elles accueillent des enfants sans passé scolaire, souvent issus de l’exil. Elles leur offrent un lieu et un temps hors des apprentissages scolaires formels pour être ou redevenir des enfants, avant d’affronter l’institution scolaire qui attendra d’eux d’être des élèves. Au fil des efforts et des réflexions pédagogiques des deux enseignantes, le film nous oblige à questionner l’école comme un lieu vecteur de rapports d’oppression qui nous touchent toutes et tous.

On vous parle ici du film.

« Eclaireuses »
  • Lettre à Nikola de Hara Kaminara

Après des études d’Art, Hara Kaminara se consacre à la photographie documentaire. En explorant différentes manières de créer des images et de construire des narrations, elle se tourne rapidement vers la vidéo et le cinéma documentaire.

  • My Paper Life de Vida Dena

Le premier long métrage documentaire de Vida Dena est le portrait intime et subtilement expansif d’une famille syrienne vivant dans une maison à Bruxelles qui quitte rarement les limites de ses quatre murs roses. MY PAPER LIFE se concentre sur les deux filles aînées, Hala et Rima, et sur la collection croissante de dessins et de rêves de la famille. Au fur et à mesure que leurs croquis colorés prennent vie, les jeunes femmes se souviennent de leur voyage et de leur maison, de leurs projets d’études et de mariage, et des autres possibilités qu’elles espèrent que cette nouvelle vie pourrait leur réserver.

  • What Makes Us Boys de Janet van den Brand, Timothy Josha Wennekes

What makes us boys est un documentaire poétique sur Daan, quatorze ans, et son frère Sam, onze ans, qui grandissent dans un quartier résidentiel néerlandais typique. Le film esquisse le portrait intime de deux frères qui n’ont pas toujours la vie facile et trouvent un soutien l’un dans l’autre. Lorsque Daan finit l’école primaire et passe en secondaire, Sam se retrouve seul en primaire et le lien entre les deux frères est mis à rude épreuve.

  • I Am Chance de Marc-Henri Wajnberg

I am Chance raconte la vie mouvementée d’un groupe de jeunes filles vivant dans les rues de Kinshasa. Vie de rue et de paradoxes : elles sont tour à tour intempestives, sages, innocentes, délurées, astucieuses, impertinentes, résilientes et avant tout, libres. Chancelvie et ses amies affrontent le monde et ses difficultés avec sourire et résilience. Elles volent mais se partagent le butin, font des passes mais aussi de l’art. I am Chance est un instantané de Kinshasa, mégapole d’une Afrique colorée, pop et artistique. Kinshasa est l’autre personnage du film dont les mille voix rythmées forment un chœur avec celles des filles.

Le film sort mercredi prochain en Belgique, on en reparle très vite.

« I Am Chance »
  • Détruire rajeunit de Benjamin Hennot

L’hiver de 1960 à 1961 fut le théâtre de la plus longue grève générale que la Belgique ait connue depuis la Seconde Guerre mondiale : près de deux mois d’immobilisation totale du pays contre une loi d’austérité. Dans les innombrables archives, une profusion de personnages de tous bords nous racontent les initiatives qu’ils menèrent alors. Mais, surprise : à la place d’anciens grévistes aux tempes grises, ce sont des jeunes qui nous racontent ces éclats de lutte, comme s’ils y étaient, comme s’ils y avaient été.

  • L’Amiral Tchoumakov de Laurier Fourniau, Arnaud Alberola

Dans le nord-est du Kirghizstan, perché dans les hautes montagnes, l’Issyk Kul est l’un des 5 lacs les plus profonds au monde. Sur ses rives, de sombres constructions en ciment et en acier s’élèvent vers le ciel. C’est le port désaffecté de Balyktchy. Un nouveau directeur vient troubler le sommeil du port qu’il entend reconvertir en station balnéaire. Ici se loge la fierté d’un amiral de la marine soviétique, Boris Vassilievitch Tchoumakov. Il incarne une figure allégorique joyeuse, combative et en même temps terriblement mélancolique, de ce qui reste de l’homme soviétique, 30 ans après la chute de l’URSS.

Le Festival accueillera également une compétition consacrée aux jeunes auteur·ices belges, Young Belgian, avec les films suivants:

  • Les Yeux grands ouverts de Pierre Bouquet
  • The Object Becomes d’Alexandre Humbert
  • On sourira de nous de Baptiste Bogaert et Noëlle Bastin
  • Usures de Sébastien De Buyl
  • Pipa & Nona de Marie Christiaens
  • Le Constat de la crevette grise de Remi Murez
  • Ce que l’oeil ne voit pas de Léa Rogliano et Pierre Hujoel
  • Paradisiac de Bas Van Hoeck

Notons que l’on retrouve également un film belge dans la Compétition internationale: Game of Truth de Fabienne Lip-Dumas.

Egalement au programme, une section Close Up Belgium, une sélection de 9 films belges récents (à découvrir ici).

Rendez-vous est donc donné au Palace, à Bozar, au Vendôme, à l’Aventure et aux Galeries! Les horaires sont à retrouver sur le site du festival.

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