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Donck(ey) Punch « à la belge »

Matthieu Donck en mode Torpedo
Donck(ey) Punch « à la belge »

Ces dix dernières années, le cinéma belge s’est renouvelé en profondeur avec l’arrivée de nombreux nouveaux metteurs en scène qui ont tâté du grand écran en long format. Ceux qui constituaient la première vague de ce revival sont aujourd’hui installés: Bouli Lanners vient de remporter cinq Magritte du cinéma avec Les Géants, tous les curieux attendent avec impatience Nos Enfants de Joachim Lafosse qui pourraient faire un séjour cannois (69% de chance selon le magazine Première), Sam Garbarski (qui était déjà bien connu dans le domaine de la publicité) va tourner avec Patricia Arquette…

 

Mais loin de se reposer sur leurs lauriers, les producteurs belges ont amené sur la Grand Place du 7e art une foule d’autres prétendants très doués. Ces derniers mois, Cinevox a scruté l’éclosion de François Pirot, Patrick Ridremont, Delphine Noëls et David Lambert dont les premiers longs illumineront le second semestre 2012. Et d’autres arrivent encore comme Joël Franka et Dominique Laroche. La liste n’est pas exhaustive.

 

 

 

Matthieu Donck est de cette génération qui accède enfin au long métrage après quelques courts fort remarqués. Formé sur les planches, il suit des cours de théâtre, joue dans plusieurs pièces et rejoint même une équipe d’impro avant de choisir l’I.A.D pour des études en section réalisation et cinéma.

Son premier court métrage remonte à 2005. Ripaille sous paillasson définit déjà un style : la comédie grinçante et décalée à travers l’histoire d’un homosexuel qui se prétend hétéro pour obtenir un prêt. Missing qu’il met en scène en 2007 est un autre délire qui ne se refuse rien. Le pitch à lui seul est plus qu’alléchant : tout le monde croit que Bernard a disparu alors qu’il est là, vivant et présent au milieu des siens, parlant à tous. Uuuuh ???…. L’humour est encore une fois à la fête, carrément trash par moment. « J’ai adoré ce rôle de flic tordu », nous confirme Jean-Luc Couchard. Dès que j’ai lu le scénario, je n’avais qu’une envie: tourner ! « .  Bienvenue dans le surréalisme à la Donck.

 

 

Son heure est venue et Matthieu se lance alors dans l’aventure du long: un véritable marathon, mais le jeune homme n’est pas quelqu’un qui renonce facilement, qui se décourage. S’il est une leçon qu’il retient de ce premier film et un conseil qu’il donne à tous les aspirants réalisateurs (si on le force, car les pédants conseils ce n’est pas forcément son truc), c’est bien celui-là. [cliquez sur tous les passages soulignés, les liens vous envoient vers des extraits vidéo de l’interview de Matthieu Donck].

 

 

Pendant plusieurs années, Matthieu écrit, rencontre des gens et lorsqu’il s’assied autour d’une table avec François Damiens, dans le café-restaurant où ont été filmées nos interviews, le film prend une autre tournure. C’est à lui qu’il pensait et découvrir la personnalité sensible qui se cache derrière l’acteur confirme son impression. Pas de doute, l’Embrouille est l’homme de la situation !

Avec François Damiens, il peaufine alors la mécanique de l’histoire et le personnage de Michel Ressac : un cas !

Au bout du compte, Torpedo est donc (plutôt) une comédie en partie inspirée à Matthieu par ses cinéastes favoris qui forment naturellement le terreau de sa passion et de ses envies cinématographiques.

 

 

Un film que les spectateurs qui n’ont pas assisté aux quelques avant-premières découvriront avec délectation dès mercredi dans les salles, car il s’inscrit comme une nouvelle référence incontournable dans le beau livre atypique du cinéma belge.

Un vrai bonheur, faites-vous plaisir !

 

 

N’hésitez pas à aller voir le site de Torpedo qui est assez formidable !

 

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