Ré-ou-ver-tu-re: rendez-vous le 9 juin

Ca y’est, le Codeco a tranché, on connaît enfin la date de la réouverture des salles de cinéma. On espérait encore, discrètement, se retrouver le 2 juin, il faudra attendre le 9 pour renouer avec le plaisir des salles obscures.

Une date longuement attendue, et dont le report régulier a fait l’objet de nombreuses incompréhensions du secteur culturel, qui souligne depuis des semaines les performances sanitaires des salles de spectacles, qui ont mis en place depuis des mois des protocoles validés par les scientifiques.

Mais eu-delà de ces questionnements, qui laisseront peut-être des traces, réjouissons-nous de retrouver le grand écran, et les talents du cinéma belge. Distributrices et distributeurs – qui acquièrent les droits des films pour le territoire belge, et les proposent aux exploitant·es de salles – oeuvrent d’arrache-pied depuis des semaines sur le calendrier de réouverture des salles, pour échelonner les sorties, et faire en sorte que chaque film bénéficie de la meilleure exposition. Il faut dire qu’avec des salles fermées depuis octobre dernier, c’est l’embouteillage. Retenons que l’offre devrait rapidement être pléthorique pour le public, surtout quand les jauges seront de retour à la normale.

En attendant, et selon les dates annoncées pour l’instant (on se doute que l’art de la datation reste un exercice instable soumis à de nombreux aléas, et en ce qui concerne la Belgique francophone, aux dates de sorties des films en France), le public retrouvera des la réouverture de nombreux talents belges en salle, à commencer par Virginie Efira, à l’affiche d’Adieu les cons, resté quelques jours à l’affiche en octobre, et que Cinéart ressortira dès que possible, mais aussi Jérémie Renier dans Slalom de Charlène Favier, un film bénéficiant du label Cannes 2020, ou encore Roméo Elvis, qui fait ses premiers pas dans l’inclassable Mandibules du toujours étonnant Quentin Dupieux.

Premier film belge surement, le film familial flamand Mon père est une saucisse, réalisé par Anouk Fortunier, avec les excellents Johan Heldenbergh, Hilde De Baerdemaeker et Savannah Vandendriessche devrait sortir d’ici la fin du mois de juin.

Pour le mois de juillet, on annonce deux Benoît Poelvoorde pour le prix d’un le 14, avec Mystère à Saint Tropez de Nicolas Benamou où le comédien belge partage l’affiche avec Christian Clavier, et Profession du père de Jean-Pierre Améris, une adaptation du roman éponyme de Sorj Chalandon, avec Audrey Dana et le jeune acteur belge Jules Lefbvre, vu réemment dans Duelles.

Il faudra attendre la fin de l’été pour découvrir enfin Des hommes de Lucas Belvaux (daté au 28 août) et Une Vie démente de Raphaël Balboni et Ann Sirot (daté au 8 septembre), film découverts et adorés l’année dernière respectivement au BRIFF (voir notre critique) et au FIFF (notre critique ici).

On annonce également deux films très attendus pour le 6 octobre, dans les temps pour le Festival de Namur. Mon Légionnaire est le deuxième long métrage de Rachel Lang (Baden Baden), avec Camille Cottin, Louis Garrel, Alexander Kuznetsov et l’excellente jeune comédienne lituanienne Ina Marija Bartas, tragiquement disparue le mois dernier. Un monde est le premier long métrage de Laura Wandel, avec Maya Vanderbeque, Gunter Duret, Karim Leklou, Laura Verlinden & Sofia Le Boutte. Nous vous parlions du film il y a quelques mois, alors que nous nous rendions sur le tournage.

Autre film particulièrement attendu, Space Boy, premier long métrage d’Olivier Pairoux, un film familial pop, ambitieux, et en français s’il-vous-plait, avec le jeune Basile Grunberger, découvert dans Nos batailles de Guillaume Senez, qui confirme ici tous les espoirs placés en lui, mais aussi les excellents Yannick Renier, Bérénice Baoo ou encore Jean-Benoît Ugeux, pour ne citer qu’eux. Le film est annoncé pour le 27 octobre, à l’orée des vacances de la Toussaint.

A la même date, on devrait retrouvé le nouveau film de Joachim Lafosse, tourné l’été dernier, Les Intranquilles, avec un casting on ne peut plus prometteur, puisqu’il est porté par Leïla Bekthi et Damien Bonnard.

Sans compter les nombreux films belges qui sont eux aussi dans les starting-block (on pense notamment à L’Ennemi de Stephan Streker dont on vous parle ici, mais aussi La Dernière Tentation des Belges de Jan Bucquoy, ou encore les prochains films de Bouli Lanners, Nobody Has To Know, et Fabrice du Welz, Inexorable), dont on ne connaît pas encore les dates de sorties. Autant dire que notre faim de cinéma belge devrait être assouvie.

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