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« Royal Corgi » a du chien

Royal Corgi, pur divertissement familial, suit les mésaventures animées de Rex, le petit chien préféré de la Reine d’Angleterre, jusqu’à ce qu’un faux pas diplomatique ne provoque sa chute… pour mieux rebondir! 

Royal Corgi suit le destin singulier de Rex, jeune Corgi offert à la Reine d’Angleterre par son époux le Prince Philip, et qui devient vite le petit chouchou du chenil royal. Une véritable Rex-mania s’empare du pays, qui comme la céleste souveraine, fond devant les grands yeux de l’énergique petit chiot. Mais la popularité se perd aussi vite qu’elle ne se gagne, et Rex est brutalement déchu de son piédestal quand à l’occasion d’une visite d’état du Président des Etats-Unis, il mord malencontreusement celui-ci au mollet. Fini les fastes de la Royauté. Rex est momentanément contraint de s’enfuir, mais compte bien récupérer son statut de chien préféré de sa majesté.

Royal-Corgi-Ben-Stassen

On a donc d’un côté une troupe de petits chiens trop mignons, aussi adorables les uns que les autres, qui pourraient vite devenir la coqueluche des plus jeunes spectateurs, et de l’autre, un portrait amusant de la cour d’Angleterre (il faut voir la folie marketing qui entoure le trop mignon petit Rex, à base de mugs et autres gadgets indispensables), et même carrément au vitriol quand il s’agit de décrire la visite d’état de Donald et Melania Trump. Sans trop en dévoiler, le couple présidentiel débarque flanqué de Mitzy, leur petite chienne corgi, qu’il cherche justement à marier. Et c’est peu dire que Rex s’impose vite comme le prétendant idéal. Les scénaristes se délectent alors à faire de Mitzy une sorte du double canin (et féminin!) du président américain, passée maîtresse dans l’art du harcèlement, écho un peu grossier mais drôle aux déclarations hyper médiatisées de son faux/vrai maître.

Mélangez bien les deux, et vous obtenez une comédie familiale qui s’adresse d’abord aux petits (ce qui est loin d’être une évidence en matière de long métrage d’animation de nos jours) sans oublier de donner quelques coups de coude aux plus grands. Un peu comme si les Bisounours rencontraient The Crown rencontraient Saturday Night Live, avec un plus un peu d’aventure, et une héroïne qui assure – même si elle arrive un peu tard. Un cocktail explosif, qui fait le sel de cette animation en 3D efficace, servie par le savoir-faire du duo Ben Stassen/ Vincent Kesteloot, et des studios nWave, vrai (et rare) concurrent européen aux tout-puissants studios américains, que l’on surnomme d’ailleurs les Pixar belges. 

Royal-Corgi-Ben-Stassen

Le film repose sur un double paradigme: l’attrait du public (de tous âges d’ailleurs) pour les mignons petits animaux qui affolent régulièrement les internets, mais aussi pour la pop culture et le lustre retrouvé de la famille royale britannique, requinquée par ses royal weddings ou même une série comme The Crown.

Mais Royal Corgi s’impose aussi comme un potentiel nouveau succès pour les Studios nWave. Le film est d’ores et déjà vendu dans plus de 60 territoires. Bigfoot Junior, précédent film de Ben Stassen, a réuni plus de 8 millions de spectateurs dans le monde. La bande-annonce de Royal Corgi, dévoilée en octobre dernier, a fait plus de 20 millions de vue sur Facebook en moins d’une semaine. Le film vient de cartonner au box-office en Hollande, et sortira le 10 avril en France, et début juillet au Royaume-Uni, où il pourrait être l’un des succès de l’été.

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2mn avec… Ben Stassen

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